Dimanche septembre 26th 2021

Citations Charles Gide

« Le crédit n’est qu’un élargissement de l’échange – un échange dans le temps au lieu d’être dans l’espace. On peut le définir l’échange d’une richesse présente contre une richesse future. »

Charles Gide, Principes d’économie politique, Livre II-La circulation, Chap.IV.1, 1931

« Les banquiers sont des commerçants tout comme les autres. Les commerçants opèrent sur des marchandises : les banquiers opèrent sur le capital circulant représenté par ses titres de crédit ou du numéraire. »

Charles Gide, Principes d’économie politique, Livre II-La circulation, Chap.V, 1931

« Tout placement de capital à l’étranger est une semaille qui doit donner sa moisson. Il ne faut pourtant pas oublier que ce sont les capitaux du Vieux Monde qui ont créé le Nouveau Monde et que toutes les richesses qu’il nous renvoie aujourd’hui sous forme d’aliments pour nos populations et de matières premières pour nos industries, et grâce auxquelles l’Europe Occidentale a pu devenir une incomparable ruche d’hommes et de richesses, n’auraient jamais vu le jour si le capital était resté à domicile. »

Charles Gide, Principes d’économie politique, Livre II-La circulation, Chap.VII.12, 1931

« Somme toute, l’histoire et les faits nous montrent que la propriété individuelle a été, jusqu’à présent, le meilleur moyen et même la condition sine qua non de l’utilisation des richesses : elle est le plus énergique stimulant de la production. »

Charles Gide, Principes d’économie politique, Livre III-La répartition, Chap.I.4, 1931

« On ne peut contester cependant que la faculté de disposer de son bien à son gré, non seulement de son vivant mais même pour après sa mort, ne soit un puissant stimulant de la production. Des biens qu’il nous serait interdit de donner ou de léguer à qui bon nous semble perdraient par là même une grande partie de leur utilité : ils seraient moins désirés et l’on ferait moins d’efforts pour les produire. Nombreux sont les hommes qui travaillent et qui épargnent moins pour eux-mêmes que pour leurs enfants. Si on le leur interdit, ils travailleront moins et dépenseront davantage. Que de richesses en ce cas jetées à la consommation improductive par une dissipation égoïste ! Que d’années soustraites au travail productif par une retraite prématurée ! »

Charles Gide, Principes d’économie politique, Livre III-La répartition, Chap.I.5, 1931

« Le vrai critérium du socialisme, tel qu’il résulte notamment de la théorie marxiste sur la plus-value, c’est l’affirmation que la richesse des uns est prise sur le travail des autres. Or, si cette thèse est malheureusement fondée dans un grand nombre de cas, nous ne la croyons pas vraie dans l’ensemble. Je ne dirai pas, en sens inverse, que toute richesse est due au travail ou à l’initiative de son possesseur, tant s’en faut ! Mais elle est due le plus souvent à des circonstances heureuses, à des conjonctures, dont il a su profiter. »

Charles Gide, Principes d’économie politique, Livre III-La répartition, Chap.II.1, 1931

« C’est bien à tort qu’on range généralement Fourier, célèbre par son phalanstère, parmi les communistes. En réalité, Fourier n’était communiste qu’en ce qui concerne la consommation et la production, nullement en ce qui concerne la répartition des biens. »

Charles Gide, Principes d’économie politique, Livre III-La répartition, Chap.II.1, 1931

« Si, au contraire, le principe à chacun selon son travail signifie : à chacun selon les résultats de son travail – tant mieux pour celui qui réussit, tant pis pour celui qui échoue – en ce cas, ce mode de répartition ne sera autre que celui qui régit l’économie actuelle et en consacrera toutes les injustices. Ce qui serait un progrès ce serait, au contraire, si l’on pouvait éliminer ou au moins atténuer ce qui la vicie dans le régime actuel, à savoir la part exagérée des chances – bonnes ou mauvaises – par quoi il faut entendre toutes les conjonctures sociales indépendantes de l’effort individuel. C’est bien à cela qu’on vise par maintes institutions : par exemple, les assurances dites sociales, et même par l’enseignement gratuit à tous les degrés. »

Charles Gide, Principes d’économie politique, Livre III-La répartition, Chap.II.1, 1931

Voir aussi:

Citations William Stanley Jevons

Citations de Charles Fourier

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