Dimanche avril 30th 2017

Le trésor de guerre des Fonds Souverains

Fonds Souverains : un vrai trésor de guerre

Les opérations menées discrètement par les fonds souverains engagent partout dans le monde des sommes très importantes. Les investissements sont souvent stratégiques,

Dubai & Abu Dahbi : deux Fonds Souverains puissants

soit économiquement (banques, grandes compagnies exportatrices spécialisées dans les domaines en croissances), soit pour des activités sensibles (pétrole, gaz) et manquent clairement de transparence. Constituent-elles un nouveau modèle de colonisation ?

Le secteur des fonds souverains connait sur les 6 dernières années une progression de 173% des actifs sous gestion. Passant de 3000 milliards de dollars US en 2007 à 5 200 milliards de dollars US en 2012. Le Temasek Holdings à Singapour possède 173 milliards de dollars US et le Government of Singapore Investment Corporation (GIC) 247 milliards de dollars US. Le fonds Government of Singapore Investment Corporation (GIC) représente 247 milliards de dollarsUS. Pour les sources pétrolières, le plus important reste le fonds souverain norvégien Government Pension Fund (GPF) qui affiche 737 milliards de dollars US. Le Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) aux Emirats Arabes Unis montre 627 milliards de dollars US et le Qatar Investment Authority quant à lui représente 115 milliards de dollars US.

Avec la crise des subprimes, le modèle économique des fonds privés se fracture. Les fonds souverains viennent au secours des besoins en capital de grands groupes financiers ébranlés et lʼindustrie bancaire en crise se rééquilibre. En 2007, le fonds Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) se porte acquéreur de Citigroup à hauteur de 4,9%, première banque mondiale. Quinze jours plus tard c’est le fonds Government of Singapore Investment Corporation (GIC) qui injecte 10 milliards de dollars US dans le groupe Suisse UBS.

Il y a eu 37 opérations de réalisées en 2012 par le fonds Qatar Investment Authority qui représente 29% du total des acquisitions de fonds souverains soit, 16,8 milliards de dollars US.La Chinepossède 3 milliards dʼeuros dans les grands groupes français GDF-Suez et 2% de Total (10 milliards de $ de prise de participation en 2012 pour le CIC China Investment Corporation). Le Qatar est présent au capital de LVMH, Vivendi, Lagardère et du PSG.

Les fonds ne prendraient ils pas leur revanche en colonisant les plus grandes puissances de ce monde en intégrant les plus hauts conseils dʼadministration ?

Ils ont tout dʼabord agi discrètement avant de se lancer avec offensive créant de nombreuses questions sur leurs convoitises. Trouvant les réponses quʼils cherchent sur la confidentialité industrielle, sʼaccaparant la connaissance des marchés, prenant part aux négociations en cours, s’immisçant aux cœurs des grands projets dela Rechercheet de lʼinnovation.

En Occident, la tension monte, les fonds souverains peuvent se dérober face aux sommations internationales de transparence financière. Dans un accord multilatéral, le F.M.I peine à instaurer des règles quorums à la gestion de ces fonds.

La récente privatisation des entreprises fait craindre à lʼOCDE lʼentrée des fonds souverains dans le capital. Sont à considérer les dangers dʼune occupation transfrontalière et les systèmes de gouvernance des entreprises. Avec la privatisation d’Areva, le fonds souverain du Koweit prend 4,8% du capital. Le fonds Qatar Investment Authorty est le premier actionnaire de Lagardère avec près de 13% du capital et contrôle plus de 6% d’EADS.

Il reste à apporter la preuve que les fonds souverains des pays arabes, asiatiques ou russes sont nuisibles. Bien que le périmètre soit certes restreint en matière d’ouverture économique, quʼen est il des banques dʼinvestissement ou de fonds de gestion en Occident ?

L’économie des pays est de moins en moins aux mains des politiques et davantage contrôlées par les fonds qui possèdent d’énormes masses d’argent.

FB pour FBBOURSE.COM

Réagir à cet Article