Vendredi novembre 22nd 2019

Citations de David Ricardo

« Ce n’est donc pas le paiement des intérêts de la dette nationale, qui accable une nation, et ce n’est pas en supprimant ce paiement qu’elle peut être soulagée. Ce n’est que par des économies sur le revenu, et en réduisant les dépenses, que le capital national peut s’accroître ; et l’anéantissement de la dette nationale ne contribuerait en rien à augmenter le revenu ni à diminuer les dépenses. C’est la profusion des dépenses du gouvernement et des particuliers, ce sont les emprunts qui appauvrissent un pays ; par conséquent, toute mesure qui pourra tendre à encourager l’économie du gouvernement et des particuliers soulagera une nation du poids d’un fardeau qui l’accable, en l’ôtant de dessus une classe de la société qui doit supporter, pour le faire peser sur une autre qui, suivant tous les principes d’équité, ne doit supporter que sa part. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

« On obtient les métaux, ainsi que tous les autres objets, par le travail. La nature les produit, à la vérité ; mais c’est le travail de l’homme qui les arrache du sein de la terre, et qui les prépare pour notre usage. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

« L’impôt ne peut jamais être si équitablement réparti qu’il influe dans la même proportion sur la valeur de toutes choses, en les maintenant toutes dans la même valeur relative. Il agit souvent, par ses effets indirects, d’une manière qui s’écarte beaucoup des vues du législateur. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

« Le désir que tout homme a de maintenir son rang dans le monde, et de conserver intacte sa fortune, fait que la plupart des impôts sont payés par le revenu, qu’ils se trouvent, d’ailleurs, assis sur les capitaux ou sur les revenus. Par conséquent, à mesure que les impôts augmentent, ainsi que les dépenses du gouvernement, la dépense annuelle de la nation doit diminuer, à moins que le peuple ne puisse augmenter son capital et son revenu dans les mêmes proportions. Il est de l’intérêt de tout gouvernement d’encourager cette disposition dans le peuple, et de ne jamais lever des impôts qui atteignent inévitablement les capitaux ; car on attaque ainsi le fonds destiné à l’entretien de l’industrie, et on diminue par conséquent la production future du pays. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

« L’impôt est cette portion du produit de la terre et de l’industrie d’un pays, qu’on met à la disposition du gouvernement. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

« Plus la société fait de progrès, plus le prix naturel tend à hausser, parce qu’une des principales denrées qui règlent le prix naturel tend à renchérir, en raison de la plus grande difficulté à l’acquérir. Néanmoins ; les améliorations dans l’agriculture, la découverte de nouveaux marchés d’où l’on peut tirer des subsistances, peuvent, pendant un certain temps, s’opposer à la hausse du prix des denrées, et peuvent même faire baisser leur prix naturel. Les mêmes causes produiront un semblable effet sur le prix naturel du travail. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

« Le prix naturel de toute denrée, – les matières primitives et le travail exceptés, – tend à baisser, par suite de l’accroissement des richesses et de la population ; car quoique, d’un côté, leur valeur réelle augmente par la hausse du prix naturel des matières premières, ce renchérissement est plus que compensé par le perfectionnement des machines, par une meilleure division et distribution du travail, et par l’habileté toujours croissante des producteurs dans la science et dans les arts. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

« Le capital est cette partie de la richesse d’une nation qui est employée à la production. Il se compose des matières alimentaires, des vêtements, des instruments et ustensiles, des machines, des matières premières, etc. ; nécessaires pour rendre le travail productif. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

« C’est donc l’envie qu’à tout capitaliste de détourner ses fonds d’un emploi déterminé vers un autre plus lucratif, qui empêche le prix courant des marchandises de rester longtemps beaucoup au-dessus ou beaucoup au-dessous de leur prix naturel. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

« Les choses, une fois qu’elles sont reconnues utiles par elles-mêmes, tirent leur valeur échangeable de deux sources, de leur rareté, et de la quantité de travail nécessaire pour les acquérir. »

David Ricardo, Des principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817

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