Lundi juin 26th 2017

Lettre adieu Andrew Lahde

En lisant, Le Point j’ai trouvé un article intéressant sur les « Hedge Funds ». Sujet au cœur dans l’actualité. Il pourrait se résumer par « Grandeur et décadence des Hedges Funds » ou « Maîtres du Monde et Après ? »
Ce que j’ai surtout apprécié dans cet article, est la parenthèse sur Andrew Lahde. Mais qui est-ce? Il s’agit de l’ancien dirigeant du Fonds éponyme : Lahde Capital Management. Cet homme est devenu une star à Wall Street. Selon le Financial Times : il est « le patron le plus performant du secteur des Hedges Funds » sur les deux derniéres années. Il a réussi à générer 870% en 2007 (avec un pic à 1000%) de retour sur investissement. Comment? En spéculant, sur l’effondrement des marchés Subprimes.
En octobre dernier, il a envoyé un courrier à ses clients pour annoncer sa retraite. Dans, celui-ci il dénonce et critique le monde des Hedges Funds. Extraits publiés et traduis par Le Point :
« Aujourd’hui je n’écris pas pour jubiler. Eu égard aux souffrances endurées en ce moment par presque tous, ce serait totalement déplacé de ma part. Je n’écris pas non plus pour faire encore quelques prédictions, puisque la plupart de mes prévisions se sont réalisées ou sont en cours de l’être. En fait, je vous écris pour vous dire adieu. […]
Récemment, en première page de la section C du Wall Street Journal, un gestionnaire de hedge fund qui était lui aussi en train de fermer boutique était cité : « Ce que j’ai appris avec les hedge funds, c’est que je les déteste », disait-il. Je souscris totalement à cette déclaration. Si je me suis lancé dans ce business, c’était uniquement pour l’argent […] Le fait que j’ai pu trouver des idiots à qui les parents avaient payé les meilleurs écoles et un MBA à Harvard pour être de l’autre côté de mes transactions n’a fait que me faciliter la tâche. Je bénis le système qui a propulsé ces gens aux plus hauts postes d’entreprises comme AIG, Lehman ou Bearn Stearn et à tous les niveaux du gouvernement. […]
Aujourd’hui, j’ai décidé de ne plus gérer de l’argent, que ce soit celui d’individus ou d’institutions. La gestion de ma propre fortune me suffit. […] Je cède ma place à ceux qui tentent d’amasser des sommes à neuf, dix ou même onze chiffres. Pendant ce temps, ils mèneront des vies minables. Avec leurs réunions qui s’enchaînent les unes derrière les autres, leur agenda rempli pour les trois mois à venir, ils attendront avec impatience leurs deux semaines de vacances en janvier pendant lesquelles ils resteront collés à leur BlackBerry. Pour quoi faire ? De toute façon, dans cinquante ans, personne ne se souviendra d’eux… ».
 
Vous pouvez trouver l’intégralité de l’article « La chute des Hedge Funds » sur le site internet du Point.

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